Il y a un an, Virginie Efira donnait naissance à son deuxième enfant, un petit garçon prénommé Hiro, fruit de sa relation avec l’acteur Niels Schneider. Une grossesse tardive, à 46 ans, 10 après la naissance de sa fille Ali. Dans une interview accordée au magazine Marie Claire, parue dans le numéro d’août 2024, l’actrice revient sur cette question de la maternité et de la transmission, mais aussi sur son rapport au corps.
Sans filtre, elle dévoile comment elle a repris possession de son corps après cette deuxième grossesse, sans entrer dans un processus de privation ou de restriction extrême. L’actrice donne également son avis sur le culte de la minceur, et cette image d’un mode de vie très sain et très contrôlé que peuvent véhiculer certaines personnalités publiques.
Alors qu’elle enchaîne les tournages et les projets, Virginie Efira ne s’est pas mis de pression pour perdre rapidement du poids après sa grossesse : "Je suis gentille avec moi-même" confie-t-elle au magazine. Ses secrets pour retrouver la ligne ? "Je fais des choses simples qui fonctionnent et me font me sentir bien. Je mange des protéines, des légumes, des féculents le midi uniquement. Et je ne grignote pas entre les repas."
L’actrice, qui n’est pas une grande sportive, est également suivie par un coach : "J'ai toujours été nulle en sport. Je n'ai jamais trouvé l'activité qui me plaît. Heureusement, j'ai un coach intelligent et drôle, qui connaît très bien le corps. Grâce à lui, je m'y mets." Elle avait confié au magazine Vogue avoir fait des séances d’électrostimulation avec Miha Body Tech pour la préparation du tournage de Benedetta de Paul Verhoeven.
Virginie Efira n’aime pas l’idée d’être dans une autodiscipline constante et dans un mode de vie ultra-centré sur soi. Pour l’actrice, il est essentiel de se faire plaisir et de s’écouter : "Il y a quelque chose qui me stresse dans ce truc-là, ces petites habitudes pour aller bien, où tout est concentré sur soi : le matin, mon thé, après, mon heure de yoga, après, mon déjeuner avec mes copines, etc. C'est comme s'il fallait emprunter un seul chemin pour aller bien, et que dès qu'on s'en détourne, c'est foutu." Virginie Efira trouve plutôt son équilibre dans un entre-deux, en restant à l'écoute de son corps et de ses envies.
Virginie Efira reste consciente que l'industrie du cinéma peut pousser certaines actrices à avoir des comportements plus restrictifs : "Mais je ne pense pas non plus qu'on puisse faire l'économie d'un système dans lequel on vit : il y a notamment une typologie d'actrices américaines sur lesquelles pèse un culte de la minceur, du corps jeune et dynamique qui ne va pas sans une pratique du sport, un sommeil profond, le fait de manger des brocolis, et avec la solitude qu'impose une ville comme Los Angeles – dans mon fantasme en tout cas." Mais ce n'est pas quelque chose qui lui convient et avec lequel elle se sent alignée : "Même quand je joue à être quelqu'un comme ça dans ma vie, je n'atteins jamais ce niveau d'autodiscipline."
2024-07-10T11:12:51Z