PARKINSON : CE TYPE D’ACTIVITé PHYSIQUE AIDERAIT à RETARDER LE DéVELOPPEMENT DE LA MALADIE

Alors que la maladie de Parkinson touchait 177.624 Français en 2020, des chercheurs estiment que cette activité permettrait de retarder le développement de la maladie.

La maladie de Parkinson “provoque en particulier des tremblements, une raideur et une lenteur dans les mouvements” explique l’Assurance Maladie. Cette maladie neurologique chronique est dégénérative, c'est-à-dire qu’elle entraîne la dégradation du cerveau et touche principalement les plus de 65 ans. Actuellement, il n’existe pas de traitement pour en guérir. Cependant, un type d’activité physique permettrait de ralentir la progression de la maladie.

Selon des chercheurs de la Faculté de médecine de l'Université catholique de Rome, en Italie, un entraînement physique intensif permettrait de retarder le développement de la maladie de Parkinson au stade précoce. Leurs résultats sont publiés dans la revue Science Advences.

Parkinson : un entrainement physique intense permettrait de ralentir son évolution

Pour en arriver à ces conclusions, les chercheurs ont mené des expérimentations sur des rats au stade précoce de la maladie. Les chercheurs leur ont injecté un produit provoquant la maladie de Parkinson. Puis, pendant un mois, ces derniers ont couru 30 minutes sur un tapis roulant, trois fois par semaine. L'intensité variait, allant de modérée à intense. Les chercheurs ont observé la façon dont l’activité physique pouvait avoir un effet protecteur sur les cellules du cerveau face à la maladie de Parkinson et l'ont comparée sur un groupe de rats atteint de la maladie, mais ne faisant pas de sport.

Les chercheurs ont alors découvert “un mécanisme jamais observé, par lequel l'exercice pratiqué aux premiers stades de la maladie induit des effets bénéfiques sur le contrôle des mouvements qui peuvent durer dans le temps, même après l'arrêt de l'entraînement”, comme l’explique dans un communiqué Paolo Calabresi, professeur titulaire de neurologie à l'Université catholique de Rome, en Italie. En d'autres termes, un entrainement physique intense provoquait un effet neuroprotecteur chez les rats.

Parkinson : les chercheurs planchent sur de nouvelles approches non médicamenteuses

Plus précisément, les auteurs ont remarqué que cet entraînement provoquait un ralentissement de la propagation de la maladie. Cela se matérialisait par la réduction des agrégats pathologiques d'alpha-synucléine dans les zones du cerveau contrôlant la motricité. De même, les chercheurs ont découvert que la dopamine libérée lors de l’activité physique avait un aspect protecteur sur les neurones striataux (liés à la prise décision). Enfin, la dopamine sécrétée par le cerveau permettait de stimuler, même après l’exercice, le niveau de “facteur neurotrophique dérivé du cerveau”, une protéine connue pour ses effets protecteurs contre le déclin des fonctions exécutives du cerveau.

"À l'avenir, il serait possible d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et des marqueurs fonctionnels à considérer pour développer des traitements non médicamenteux à adopter en association avec les thérapies médicamenteuses actuelles” estime dans le communiqué Paolo Calabresi. Actuellement, les chercheurs mènent un essai clinique afin de définir si “l'exercice intensif peut identifier de nouveaux marqueurs pour surveiller le ralentissement de la progression de la maladie chez les patients à un stade précoce et le profil de la progression de la maladie”.

Source : Intensive exercise ameliorates motor and cognitive symptoms in experimental Parkinson's disease by restoring striatal synaptic plasticity - Science Advences

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